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Golf·3 min de lecture

Ton swing d'entraînement disparaît au départ du 1. Il n'est pas parti loin.

Le regard des autres joueurs, la partie qui attend, le premier coup de la journée. Pourquoi le premier départ crispe, et la routine qui le désamorce.

TSThierry SudanPréparateur mental, certifié CREPS Bordeaux

Golfeur au départ, entouré de pins
Photo : Ali Danacı / Pexels

Sur le practice, ton driver part droit. Au départ du 1, devant la partie qui attend et les quelques spectateurs, ton swing se raccourcit, ta prise se serre, et la balle part à droite. Il y a une raison précise pour laquelle ce coup-là, plus que tous les autres de la journée, te résiste. On y vient.

Pourquoi le premier coup est différent

Le départ du 1 cumule tout ce qui perturbe un golfeur :

  • Le regard des autres. C'est souvent le seul coup de la journée joué devant du monde.
  • L'absence de rythme. Tu n'as encore joué aucun coup « pour de vrai ». Ton corps n'est pas dans la partie.
  • L'attente. Le starter, le groupe précédent, le temps qui s'étire. Assez de temps pour penser, pas assez pour se détendre.
  • La symbolique. Le premier coup a l'air de dire quelque chose de ta journée. Il ne dit rien, mais ton cerveau lui donne ce poids.

La réponse du corps est toujours la même : une tension musculaire qui monte, en particulier dans les avant-bras et les épaules. Une prise trop serrée de quelques pour cent suffit à modifier la trajectoire. Et comme tu sens cette tension, tu essaies de la contrôler — ce qui ajoute encore de la tension.

Le seul coup joué sans routine

Voici ce qui rend ce coup si particulier : c'est le seul que tu joues sans routine véritable. Sur le parcours, chaque coup est préparé par le précédent — la distance, le lie, le vent, la décision. Au départ du 1, tu arrives souvent du putting green ou du parking, et tu joues dans un vide. Un cerveau sans tâche se trouve une occupation : l'enjeu.

Construire le départ du 1

L'objectif est de faire de ce coup un coup comme les autres, en lui donnant une préparation identique à celle de tes meilleurs coups.

  • Arrive au départ avec du temps. Pas en courant depuis le practice. Dix minutes de marge changent ton activation.
  • Choisis ta cible avant de sortir le club. Une cible précise, petite — un arbre, une zone du fairway — pas « le fairway ».
  • Une respiration, une seule, longue. Expiration plus longue que l'inspiration, juste avant de te placer.
  • Le même nombre de mouvements préparatoires que sur ton practice. Si tu fais deux waggles à l'entraînement, tu en fais deux. Pas cinq.
  • Une consigne de rythme, pas de technique. « Lent en haut », « finir en équilibre ». Jamais « ne pas aller à droite ».

Et un conseil qui surprend souvent : entraîne ce coup spécifiquement. Termine tes séances de practice par un « départ du 1 » simulé, avec une seule balle, ta routine complète, et une conséquence si la balle sort du fairway imaginaire.

Ce qu'on travaille en séance

On décrit précisément ce qui se passe chez toi entre l'arrivée au départ et l'impact : pensées, tensions, gestes parasites. Puis on construit une routine d'entrée en partie qui commence bien avant le premier coup — au practice, au putting, dans la marche vers le départ.

Les moments qui coûtent le plus cher sur un parcours sont détaillés sur la page préparation mentale golf.